Espaces urbains
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Can Peguera

Sur les terrains qui appartenaient autrefois à la ferme de Can Peguera, au début du XXe siècle, fut dressé un ensemble résidentiel destiné à des ouvriers, qui fut rapidement connu sous le nom populaire des «cases barates», les maisons bon marché. Ces constructions simples survivent encore de nos jours et font de Can Peguera un des quartiers les plus pittoresques du district de Nou Barris.

Le quartier de la masia

Autrefois, le district de Nou Barris était une zone rurale composée de masias (fermes) disséminées un peu partout. Sur les versants du Turó de la Peira et limitant Horta, se trouvait la masia de Can Peguera, connue sous ce nom car elle se consacrait à la fabrication de colle avec les résines des abondantes pinèdes qui poussaient sur ses terrains.

Ce n'est qu'au début du XXe siècle que la zone fut urbanisée, tout d'abord avec quelques résidences modernistes, dont on peut encore voir aujourd'hui certains spécimens, puis avec des logements humbles.

En 1929, et dans l'intention de loger les ouvriers qui arrivaient à Barcelone pour travailler sur les chantiers de l'Exposition universelle et à la construction du métro, le Patronat Municipal de l'Habitatge (Office municipal du logement) acheta les terrains de l'ancienne Can Peguera, qui appartenaient aux marquis de Castellbell, et y projeta quatre ensembles de logements individuels.

Alignés les uns sur les autres et se jouxtant, dotés d'un petit jardin à l'avant et de tuiles simples, ils reçurent le nom de logements du gouverneur, bien qu'ils fussent rapidement connus comme les maisons bon marché de Ramon Albó.

Les maisons des ouvriers

La construction des maisons bon marché débuta en 1931 et déboucha sur un ensemble de pâtés de maisons comprenant 534 maisons au total. En 1947, furent construits 116 logements supplémentaires et, en 1949, des immeubles commencèrent à les rejoindre. L'un de ces derniers fut construit sur le terrain laissé libre par la démolition de l'ancienne masia de Can Peguera.

À cette époque, le Patronat Municipal de l'Habitatge construisit à Barcelone d'autres ensembles de maisons individuelles destinées aux ouvriers, dans des districts tels que Sants-Montjuïc et Sant Andreu, mais, au fil des ans, les maisons basses furent peu à peu remplacées par des immeubles de plusieurs étages. Can Peguera, quant à elle, a survécu tel un témoin du passé, conservant son caractère ouvrier et sa singularité.

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